Saudade – Photographies du Portugal

Un regard photographique sur le Portugal

Pendant plusieurs années, j’ai parcouru le Portugal, appareil photo à la main. Des quais de pêche aux ruelles de Lisbonne, des vendanges de l’Alentejo aux fêtes populaires, j’ai cherché moins les paysages que les femmes et les hommes qui leur donnent une âme. Au fil des rencontres, des regards et des instants partagés, est née Saudade, une série photographique qui raconte un Portugal intime, loin des clichés, où chaque image témoigne d’une histoire vécue.

Une femme assise sur un banc face à l'océan à Nazaré au Portugal, photographie de la série Saudade.
Un Banc, Nazaré (Portugal). Une scène silencieuse qui évoque la Saudade.
Qu’est-ce que la Saudade ?

Il existe des mots que l’on traduit difficilement. Saudade est de ceux-là.

 

On la présente souvent comme une forme de nostalgie. Pourtant, les Portugais savent qu’elle est bien plus complexe. La Saudade n’est ni la tristesse, ni le regret, ni même la mélancolie. C’est une émotion discrète, faite de mémoire, d’absence, d’espérance et d’attachement. Elle accompagne le temps qui passe sans jamais s’y opposer.

 

Au Portugal, cette sensibilité se retrouve partout. Dans les ruelles d’Alfama, sur les quais des ports de pêche, au cœur des vendanges de l’Alentejo ou lors des fêtes populaires de Lisbonne. Elle s’exprime dans un regard, un silence, une lumière de fin de journée ou l’attente d’un bateau qui rentre au port. Elle ne cherche pas à attirer l’attention. Elle s’impose naturellement à celui qui prend le temps d’observer.

 

C’est cette approche qui guide mon travail photographique. Je ne parcours pas le Portugal à la recherche de monuments ou de paysages spectaculaires. Ce sont les rencontres qui m’intéressent. Un pêcheur qui répare ses filets, une habitante de la Mouraria qui accepte enfin de se laisser photographier, un cuisinier observé pendant plusieurs jours avant qu’il ne m’offre un regard, ou encore une femme assise face à l’océan, immobile devant l’horizon. Chaque photographie naît d’un moment partagé, jamais d’une mise en scène.

 

La série Saudade est le résultat de plusieurs voyages réalisés au fil des années. J’ai souvent choisi de revenir aux mêmes endroits, parfois pour retrouver les mêmes personnes. Certaines d’entre elles ont reçu un tirage de leur portrait quelques mois plus tard. Ces échanges ont façonné ma manière de photographier autant que les paysages eux-mêmes.

 

Le noir et blanc renforce cette sensation d’intemporalité et donne à ces photographies du Portugal une portée universelle. Plus qu’un choix esthétique, il est une manière d’effacer les repères temporels. Sans la couleur, les photographies échappent à l’époque où elles ont été réalisées. Les regards, les gestes, les métiers, les pierres des villages ou les quais des ports deviennent intemporels. Le noir et blanc recentre également le regard sur l’essentiel : la lumière, les textures, les expressions et les émotions. Il relie enfin chacune de ces images comme les chapitres d’un même récit photographique.

 

La Saudade n’est finalement pas un sujet que l’on photographie. C’est une présence discrète qui traverse ces images. Elle apparaît dans ce qui n’est pas dit, dans ce qui se devine, et dans le temps que l’on accepte de laisser aux rencontres.

Josefa, portrait d'une vendangeuse dans l'Alentejo au Portugal, photographie de la série Saudade par Vincent Aglietti.
Josefa reprend quelques forces avant de retourner dans les rangs de vigne. Ce portrait réalisé dans l'Alentejo appartient à la série documentaire Saudade consacrée au Portugal.
Pourquoi photographier le Portugal ?

Cette photographie documentaire s’est construite au fil de nombreux voyages, sans mise en scène, au rythme des rencontres.

 

Le Portugal ne s’est pas imposé à moi pour ses monuments ou ses paysages. Ce sont les personnes qui m’ont donné envie d’y revenir, année après année.

 

Lors de mon premier voyage, j’ai commencé comme tout photographe : je marchais beaucoup, j’observais, je photographiais ce qui attirait mon regard. Puis, au fil des séjours, ma manière de travailler a changé. J’ai cessé de collectionner les images pour prendre davantage le temps de rencontrer celles et ceux qui habitent ces lieux.

 

Je suis souvent revenu dans les mêmes quartiers, les mêmes cafés, les mêmes ports ou les mêmes villages. Peu à peu, certains visages sont devenus familiers. Les conversations se sont prolongées, les portes se sont ouvertes, les regards ont changé. Les photographies sont alors devenues le prolongement naturel d’une relation de confiance.

Le photographe Vincent Aglietti réalise la photographie « Sueca » dans les rues du quartier d'Alfama à Lisbonne, au Portugal.
Quelques instants avant la photographie « Sueca », je m'approche discrètement de la table où les habitués poursuivent leur partie dans les rues d'Alfama.

Je pense souvent à Mickey, aux joueurs de Sueca, à Slim, à Grace ou encore à Carlos. Derrière chacun de ces prénoms se cache une rencontre, parfois de quelques minutes, parfois de plusieurs années. Certaines personnes m’ont simplement laissé partager un instant de leur quotidien. D’autres m’ont invité à revenir, à boire un café, à visiter leur quartier ou à découvrir leur histoire.

 

Ces rencontres ne figurent pas toutes dans les photographies, mais elles sont présentes dans chacune d’elles. Elles expliquent pourquoi je reviens régulièrement au Portugal. Non pour retrouver les mêmes paysages, mais pour retrouver des personnes qui, au fil du temps, sont devenues bien plus que des sujets photographiques.

Pause déjeuner dans un restaurant traditionnel de la Mouraria à Lisbonne avec Miguel pendant la réalisation de la série photographique Saudade – Carnet de voyage.
Entre deux séances de Street Photography, pause déjeuner dans un restaurant de la Mouraria avec Miguel, rencontré grâce à mon amie et guide Maguy Nunès. Ces moments de partage font partie intégrante de l'aventure humaine de Saudade – Carnet de voyage.
Certaines rencontres se prolongent bien après la photographie.

Lorsque cela est possible, je retourne voir les personnes que j’ai photographiées pour leur offrir un tirage. Ce n’est pas une obligation, encore moins une mise en scène. C’est simplement une manière de remercier celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance et de leur rendre une partie de cette histoire que nous avons construite ensemble.

 

Ces retours donnent souvent lieu à de nouvelles conversations, parfois à de nouvelles photographies. Ils transforment peu à peu un simple voyage photographique en une relation qui s’inscrit dans le temps.

Maria montre le tirage de son portrait à sa voisine devant sa maison dans le quartier de l'Alfama à Lisbonne, Portugal.
Maria et sa voisine — Quelques mois après la prise de vue, Maria présente avec fierté le tirage de son portrait à une voisine dans les ruelles de Lisbonne.
La photo réalisée
La remise du tirage aux joueurs de Sueca.
Les joueurs de Sueca découvrent le tirage de leur photographie dans une épicerie du quartier d'Alfama à Lisbonne, Portugal.
Quelques mois après la prise de vue, je retrouve les joueurs de Sueca pour leur offrir le tirage de leur photographie dans le quartier d'Alfama à Lisbonne.
La photo réalisée
Quelques mois plus tard, je reviens remettre un tirage à celles et ceux qui ont accepté d’entrer dans mon histoire.

Il arrive aussi que ces photographies circulent de maison en maison. Un voisin appelle un autre voisin, un ami me conduit jusqu’à une personne photographiée plusieurs années auparavant. Le tirage devient alors un prétexte pour échanger, se souvenir et partager un moment. Ce sont souvent ces instants, invisibles pour le visiteur, qui donnent tout son sens à cette série.

Amalia tient entre ses mains le tirage de son portrait photographié dans le quartier de Bica à Lisbonne, Portugal.
Amalia présente le tirage de son portrait quelques mois après notre première rencontre dans le quartier de Bica à Lisbonne.
La photo réalisée
Une photographie retrouve parfois la personne qui lui a donné naissance.
Je ne voulais pas seulement rapporter des photographies du Portugal, mais conserver la mémoire des rencontres qui avaient rendu ces photographies possibles.
Les quatre chapitres de Saudade
Les traditions religieuses
Pèlerin en prière devant un crucifix lors du pèlerinage de Fátima au Portugal, photographie en noir et blanc.
Dévotion — Un instant de prière sous le ciel de Fátima, où le silence devient image.
Dévotion

La foi occupe une place singulière dans la culture portugaise. Des processions de Fatima aux célébrations populaires de Lisbonne, ce chapitre explore les gestes, les regards et les silences qui accompagnent les moments de recueillement. Plus qu’un reportage sur la religion, ces photographies racontent l’émotion universelle, la transmission et la force des traditions qui continuent de rassembler des milliers de personnes.

Découvrir les photographies des traditions religieuses
Les vendanges de l’Alentejo
Vendangeurs réunis sous un chêne-liège pendant une pause dans les vignobles de l'Alentejo au Portugal.
Conseil — Une pause sous un chêne-liège, où les vendangeurs partagent un instant avant de reprendre la récolte dans l'Alentejo.
Conseil

Au cœur de l’Alentejo, les vendanges rythment encore la vie des villages. Entre les rangs de vignes, les pauses à l’ombre, les repas partagés et la fatigue des journées de récolte, ce chapitre rend hommage aux femmes et aux hommes qui perpétuent un savoir-faire transmis depuis des générations. Chaque photographie témoigne d’un quotidien où le travail reste profondément lié à la terre.

Découvrir les photographies des vendanges
Street Photography
Vieil homme assis devant une affiche de mode dans une rue de Lisbonne, photographie de rue en noir et blanc.
Au Pied du Mur — À Lisbonne, le hasard réunit un homme fatigué et une silhouette publicitaire dans une scène de Street Photography.
Au Pied du Mur

Cette galerie de street photography au Portugal rassemble des scènes de vie observées dans les quartiers populaires de Lisbonne.

 

Les rues de Lisbonne deviennent ici un véritable théâtre du quotidien. Sans mise en scène, chaque image naît de l’observation, de l’attente et parfois du hasard. Un passant, une lumière, un décor ou un simple regard suffisent à transformer une scène ordinaire en photographie. Ce chapitre est une invitation à découvrir la ville à travers ses habitants et les instants fugaces qui composent son identité.

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Docks, Pêche et Ports
Mouettes en plein vol au-dessus d'un chalutier et des pêcheurs déchargeant leurs filets dans un port portugais.
Le Bal des Oiseaux – À l'arrivée des chalutiers, les mouettes envahissent le quai dans une chorégraphie aussi bruyante qu'éphémère.
Le Bal des Oiseaux

Les pêcheurs portugais, les marins et les travailleurs des quais sont au cœur de cette galerie.

 

Sur les quais, dans les ports ou à bord des bateaux, la mer impose son rythme. Les pêcheurs, les dockers et leurs familles perpétuent des gestes appris depuis toujours. Entre départs, retours de pêche, réparation des filets et attente de la marée, ce chapitre raconte un Portugal maritime, authentique et profondément humain, où chaque photographie célèbre le travail et la vie au bord de l’océan.

Découvrir la galerie Docks, Pêche et Ports
Une œuvre achevée

Après plusieurs années de voyages et de rencontres, Saudade – Carnet de voyage est aujourd’hui une série photographique achevée.

 

Les quatre chapitres qui la composent — les traditions religieusesles vendanges de l’AlentejoStreet Photography et Docks, Pêche et Ports — ont été construits au fil des séjours, jusqu’à former un ensemble cohérent où chaque photographie trouve naturellement sa place.

 

Si chaque image peut être regardée indépendamment, c’est leur dialogue qui donne tout son sens au projet. Les regards se répondent, les lieux se prolongent, les gestes se répètent d’une galerie à l’autre. Ensemble, ces cinquante et une photographies composent un même récit documentaire consacré au Portugal.

 

Aujourd’hui, cette série poursuit sa vie autrement. Présentée en exposition et proposée en tirages Fine Art, elle invite chacun à parcourir ce voyage à son rythme, en découvrant les liens qui unissent les quatre chapitres et les femmes et les hommes qui les habitent.

Claude, galeriste, et Frère Jean, photographe, découvrent l'exposition Saudade – Carnet de voyage lors des Voies Off du Festival d'Arles.
Lors des Voies Off du Festival d'Arles, Claude, mon galeriste, présente l'exposition Saudade – Carnet de voyage à Frère Jean, photographe venu découvrir la série.

Le travail photographique est terminé. L’œuvre vit désormais à travers les expositions et les tirages.

 

Cette série a notamment été présentée lors de :

 

Festival Voies Off – Arles

Salon de la Photo – Paris

École des Gobelins – Paris

Biennale – Evaux-les-Bains

Tirages Fine Art

Les photographies de Saudade – Carnet de voyage sont proposées en tirages Fine Art, réalisés avec le plus grand soin afin de respecter toute la richesse des noirs, la finesse des nuances et la profondeur des contrastes qui caractérisent cette série.

 

Chaque photographie est signée, numérotée et limitée à 30 exemplaires, tous formats confondus. Cette limitation garantit le caractère exclusif de chaque œuvre tout en préservant l’intégrité de la série.

 

Les tirages présentés en exposition et ceux proposés à la vente sont réalisés avec le même niveau d’exigence. Chaque photographie est produite dans le respect de la série originale, sans distinction entre une œuvre destinée à être exposée et une œuvre destinée à rejoindre une collection privée.

 

Chaque photographie est accompagnée de l’histoire qui l’a vu naitre, les formats disponibles ainsi que les informations relatives au tirage.

Derniers contrôles des tirages Fine Art encadrés de la série Saudade – Carnet de voyage chez Picto Paris avant leur présentation au Salon de la Photo.
Dernière étape avant le Salon de la Photo : contrôle des tirages Fine Art encadrés de la série Saudade – Carnet de voyage chez Picto Paris

Chaque tirage Fine Art est une photographie autonome, mais également un fragment de Saudade – Carnet de voyage, une série documentaire achevée consacrée au Portugal. En entrant dans une collection privée, chaque œuvre poursuit l’histoire commencée sur les routes, dans les ports, les villages et les rues de Lisbonne.

Questions fréquentes sur la série Saudade – Carnet de voyage

Qu’est-ce que la Saudade ?

 

La Saudade est un mot portugais difficile à traduire. Il évoque à la fois la mémoire, l’absence, le temps qui passe et une émotion profondément liée aux souvenirs. Cette série photographique emprunte son nom à ce sentiment, car elle raconte un Portugal vécu de l’intérieur, à travers les rencontres, les traditions et les instants du quotidien.

 

Où ont été réalisées les photographies de cette série ?

 

Les photographies ont été réalisées au Portugal, au fil de plusieurs voyages. Elles ont été prises dans différents lieux emblématiques comme Lisbonne (Alfama et Mouraria), Fatima, l’Alentejo, Setúbal, Troia ou encore les ports de pêche de la côte portugaise.

 

Les personnes photographiées sont-elles mises en scène ?

 

Non. Les photographies sont réalisées sans mise en scène. Certaines naissent d’un instant fugace, d’autres après un long temps d’observation ou plusieurs rencontres. Lorsqu’un portrait est plus posé, il est toujours le résultat d’une relation de confiance construite avec la personne photographiée.

 

Pourquoi avoir choisi le noir et blanc ?

 

Le noir et blanc permet d’effacer les repères temporels et de concentrer le regard sur l’essentiel : la lumière, les expressions, les gestes et les émotions. Il donne également une unité visuelle aux quatre chapitres de Saudade et renforce leur dimension intemporelle.

 

Quelle est la différence entre la série Saudade et la galerie Street Photography ?

 

Street Photography constitue l’un des quatre chapitres de la série Saudade – Carnet de voyage. Elle est consacrée aux scènes de rue et aux rencontres dans les quartiers de Lisbonne. Les trois autres chapitres explorent les traditions religieuses, les vendanges de l’Alentejo et le monde des ports, de la pêche et des dockers. Ensemble, ils composent une œuvre documentaire consacrée au Portugal.

 

Les photographies sont-elles disponibles en tirage Fine Art ?

 

Oui. Toutes les photographies présentées dans cette série sont proposées en tirage Fine Art, signées et numérotées.

 

Les tirages sont-ils limités ?

 

Oui. Chaque photographie est éditée à 30 exemplaires maximum, tous formats confondus. Cette limitation garantit le caractère exclusif de chaque œuvre.

 

Les tirages présentés sont-ils identiques à ceux des expositions ?

 

Oui. Les tirages proposés aux collectionneurs sont réalisés avec le même niveau d’exigence que ceux présentés lors des expositions de la série Saudade.

 

Peut-on commander un autre format ?

 

Oui. Des formats différents ou des finitions particulières peuvent être étudiés sur demande, dans le respect de l’édition limitée à 30 exemplaires.

 

Pourquoi revenir plusieurs fois photographier le Portugal ?

 

Parce qu’un pays ne se découvre pas en un seul voyage. Au fil des années, les rencontres se prolongent, les lieux évoluent et certaines personnes deviennent des visages familiers. Cette série est née de cette fidélité au Portugal et du temps consacré à celles et ceux qui l’habitent.

Le voyage continue

Pendant plusieurs années, le Portugal m’a offert bien davantage que des photographies. Il m’a appris qu’une image naît rarement du hasard. Elle demande du temps, de la patience, de la curiosité et surtout l’envie sincère d’aller vers les autres.

 

Chaque photographie de Saudade conserve aujourd’hui la mémoire d’un instant réellement vécu : une conversation improvisée dans une ruelle de Lisbonne, un silence partagé au bord d’un quai, une journée passée parmi les vendangeurs de l’Alentejo ou quelques minutes de recueillement au milieu des pèlerins de Fátima.

 

Ce travail n’aurait cependant pas pris la même forme sans les personnes qui m’ont accompagné et m’ont aidé à comprendre le Portugal au-delà de ce que l’on perçoit lors d’un simple voyage.

 

Lors de mes premiers séjours, Maguy Nunés, guide à Lisbonne, m’a permis de mieux comprendre la ville, son histoire et ses quartiers. Grâce à elle, j’ai découvert certains lieux qui allaient devenir les décors de plusieurs photographies de cette série.

 

Puis Ana Cardoso a découvert mon travail depuis Lisbonne par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Elle m’a ensuite proposé plusieurs hébergements artistiques, qui m’ont permis de prolonger mes séjours et d’approfondir ce projet. C’est également elle qui m’a soufflé le mot Saudade pour nommer cette série. Je ne connaissais pas encore ce terme, mais, sans le savoir, j’avais déjà commencé à le traduire en images.

 

Son mari, Jorge Pirés, m’a à son tour fait découvrir sa région, l’Alentejo.  j’ai parcouru un territoire plus rural, rencontré ses habitants et approché cette relation particulière à la terre que l’on retrouve notamment dans les photographies consacrées aux vendanges.

 

À travers leur regard, leur disponibilité et leur générosité, Maguy, Ana et Jorge ont contribué à donner à ce travail une profondeur qu’un voyage ordinaire n’aurait sans doute pas permis. Ils ont été des guides, mais aussi des passeurs entre mon regard de photographe et le Portugal que je cherchais à comprendre.

 

Les voyages qui ont construit Saudade – Carnet de voyage sont aujourd’hui terminés. Les lieux ont changé, certaines personnes ne sont peut-être plus là, mais leurs regards, leurs gestes et leurs histoires continuent de vivre à travers ces images.

 

C’est sans doute cela que je retiens de la Saudade : la photographie permet parfois de préserver un fragment de temps avant qu’il ne disparaisse. Cette série est achevée, mais elle poursuit désormais sa vie à travers les quatre chapitres qui la composent, les expositions qui l’ont accueillie et les tirages Fine Art qui transmettent à leur tour une part de cette histoire.

 

À travers ces photographies du Portugal, j’espère transmettre un regard personnel sur un pays dont la culture, les traditions et les habitants continuent de m’inspirer.

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